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au cours de maladies de l'esprit qui ne sont pas autre chose que des dépressions permanentes de l'activité psychologique. La suggestion a été souvent signalée au cours de diverses intoxications et dans les délires oniriques.
Je suis obligé après vingt-cinq ans de revenir encore à une ancienne affirmation qui a été bien souvent contredite, mais que je. n'ai pu modifier : c'est que la suggestion est un phénomène éminemment hvstérique, que c'est dans cette névrose particuculière qu'on l'observe le plus souvent et le plus facilement. Beaucoup des anciens observateurs étaient convaincus de cette vérité qui a été défendue par Charcot, par Beaunis, Delbœuf, Gilles de la Tourette, mais aujourd'hui elle est quelquefois contredite. ^I. Schnvder au congrès de Genève prétendait que l'on ne voyait la suggestion que chez un petit nombre d'hystériques, ^d> pour loo, et qu au contraire on la constatait chez 70 pour 100 des neurasthéniques : Cette proposition me semble invraisemblable dans la bouche d'un médecin. Heureusement que M. Terrien (de Nantes) renversa les termes de cette proposition et soutint, comme je l'ai toujours dit, que la suggestion agit peu ou pas dans la neurasthénie, qu'elle agit beaucoup et presque toujours dans l'hystérie °.