Automatisme p^^ychologique. 1889, p
des exemples saillants des faits signalés dans le sommeil'. » Maury soutenait des idées du même genre : il rapprochait le rêve et les hallucinations et il admettait qu il y avait de la suggestion pendant le sommeil puisque Ion pouvait agir sur les rêves ; « dans l'hvpnotisme, disait-il, comme dans le sommeil avec rêves on retrouve un certain engourdissement accompagné d'une légère excitation. » Beaucoup de magnétiseurs et d'hypnotiseurs aimaient h comparer l'état de leurs sujets à un sommeil : on trouve ces comparaisons dans Teste-, dans Noizet', chez Liébault '•. chez Max Simon '', chez Carpenter, chez Gurney" , M. Bernheim semble osciller d'une manière singulière entre cette théorie et la précédente : à certains moments comme nous lavons vu dans son article du journal a Le Temps », 29 janvier 1891, il déclare nettement : « Ihvpnose n'est pas un sommeil, ... il y a de ces individus qui n'ont même pas la conscience de dormir... » A d'autres moments il dit exactement le contraire, « l'hypnose est identique au sommeil,... le dormeur spontané n'est qu'un auto-hypnotisé qui reçoit des suggestions de son propre organisme" ». Aujourd'hui M. Bernheim semble avoir adopté la dernière manière de voir* : Dans son rapport à la Société internationale de psychothérapie. Session de Munich, septembre 191 1, il écrit: « Le sommeil hypnotique n'a pas de propriétés particulières, il ne diffère en rien quand il est réel du sommeil naturel... L'hypnotisme n'est pas autre chose que le sommeil provoqué par un procédé suggestif... le mot hypnotisme pourrait être supprimé et remplacé par les mots sommeil provoqué par suggestion ». Laissons de côté pour le moment la provocation par suggestion qui se rapporte au problème des conditions et des causes de Thypnotisme. il reste que pour j\L Bernheim, l'hypnotisme n'est pas autre chose que du sommeil.
Cette opinion a été lune des plus répandues chez les auteurs contemporains, on la retrouverait avec des variantes chez
1. JoufTroy, Mélanges philosophiques. i84o, 5"^ édit,, i8~5, p. 286.