LucA PuLCi, Giostra del Magnifico Lorenw, st
LA (HOSTRA DI LORENZO. i:?
cîeuse nymphe S et donna occasion à son amant de la lui demander. Elle répondit avec paroles adroites, et le pria, — mais sa prière commande, — qu'il lui promît, s'il voulait l'obtenir, qu'au champ il viendrait bientôt armé en selle, et que pour amour d'elle il la porterait.
» Et elle la lui mit sur la tôte en souriant, avec paroles modestes et si suaves, qu'on croyait voir le Paradis, et entendre Gabriel quand il dit : Ave 2. »
Après la mythologie, la légende chrétienne, comme toujours, reprend ses droits : elle s'encadre, — pour ainsi dire, — d'un nimbe de mysticité, réminiscence de l'âge antérieur, oîi Timitation dantesque apparaîtra directe. Par cet archaïsme, Luca est bien le frère de l'auteur du Morgante.
« Celui-ci qui jamais d'elle ne sera divisé et de son cœur lui a donnélaclé, acceptale don si gracieux et digne, signe d'heureux destins et de victoires^. »