‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 121 sur 167 · De Immort, animœ, cap. xiv, p · texte numérisé non relu

De Immort, animœ, cap. xiv, p

2. a Aut Deum non esse gubernatorem Universi, aut iniquum, quorum utrumque scelus est : nam si non omnia gubernaret, non esset Deus, et si Deus, summum bonum);. . . et si summum bonum, quomodo in eo iniquitas? Hoc autem apertum est videre, quia totmala in hoc mundo fiunt quœ ignota hominibus sunt, et, si nota, impunita reliquuntur, imo sœpe pro malo maxima bona reportant; e contra de bonis, etc., etc. » {De Immort, animce, cap. xiii, p. 100.)

POMPONACE. 421

raal extérieur en résultant, est un bien. Par une expiation immédiate il diminue en effet le remords, peine essentielle de la coulpe *. »

C'est ridée morale dans toute sa pureté, telle que Platon la posa. De Maistre dira, dans un sens un peu différent : « Tout supplice supplie ^. »

Quatrième objection. — « Toutes les lois ^, abolies ou actuelles, posent la survivance de l'âme au corps. Donc, ou il faut dire que l'âme est immortelle, ou que le monde entier est trompé *, »

La réponse est audacieuse pour le temps :

« Si le tout n'est autre chose que ses parties, comme, de l'avis général, il n'est aucun homme qui ne soit trompé,... ce n'est pas péché d'accorder l'objection. Bien plus, c'est une nécessité d'accorder que tout le monde, ou du moins la majorité du monde, est trompé. Supposons qu'il y ait seulement trois religions {leges) : celle du Christ^ celle de Motse, celle de Mahomet, Ou bien donc toutes sont fausses, et ainsi le monde entier est déçu, ou du moins deitx d'entre elles sont fausses, et ainsi la majorité est déçue ^. . .

» Il est certains hommes heureusement doués et d'une nature bien réglée. Par suite, ils sont induits à la vertu par la seule

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