De Immort m animœ, cap. xiv, p
POMPONACE. 425
Remarquez que, dans cette théorie, les astres, puissances supérieures, ont des sentiments et des volontés. Admise Thypothèse, il n'y a rien d'antiscientifique à ce que leur action sur les phénomènes subordonnés se traduise par des vouloirs, des amours, des antipathies.
Pomponace est de l'avis du scolastique Occam, « qu'il > ne faut pas multiplier inutilement les êtres * ». Si certains faits s'expliquent par l'influence sidérale, pourquoi les attribuer à des démons et à des génies ?
( Ce que les Platoniciens appellent le génie ou le démon familier d'un homme, n'est, d'après les Péripatéticiens, que sa Génitale (genitura)^ Tinfluence résultant de la constellation sous laquelle il est né... Si Ton peut expliquer cette influence sans multiplier les démons et les génies, il est superflu de le faire : cela est contraire à la raison*. »
« Corpora ergo cœlestia secundum suas virtutes hœc miranda producunt -pro mortalium utilitate, et maxime hominum, cum Divinitatis humana natura sit particeps ^. »
Ce sont d'ailleurs de drôles de corps, ces corps, ou plutôt les intelligences qui les meuvent. Par elles, les objets inanimés, les bêtes parlent ; on entend dans l'air des voix humaines *; les mamelles d'un bouc, dans l'île de Lemnos, donnent du lait en abondance, présage