De Immort, animœy cap. xiv, p
POMPONACE. 427
Pomponace se pose cette alternative : Cet enfant parla-tril de lui-même, ou sous l'influence d'un esprit {per spiritum) ?
S'il avait parlé sous une telle influence, Haly n'aurait pu prévoir ce prodige par l'astrologie. Donc l'enfant s'exprima de lui-même, et non par suite d'un renseignement reçu de quelque homme.
« Ex se, id est ab intrinseco, et non per cognîtîonem quam habuît ab alîquo homine. Ergo ex virlute • intelligentiarum et corporum cœlestium, quare et in aliis sic potest contingere. »
Comme les autres phénomènes cités, ce fait peut se reproduire. Il n'est donc pas le résultat d'une volonté arbitraire, miraculeuse. Au même titre que les autres phénomènes plus communs et mieux connus, il dépend de lois fixes et naturelles. Il en est ainsi de l'inspiration des Bacchantes, des Sibylles. « Omnes qui divino spiracyJo instigari creduntur^ impetu inducuntur. » Certaines maladies amènent des efTets analogues, témoin « cette femme sans lettres, qui, sous l'empire d'une » affection mélancolique, parlait parfaitement le latin. » Guérie, elle l'avait oublié. Tout cela ne peut se )) faire que par un certain rapport du corps avec le » mouvement des astres ^.. Mais tout cela s'accom- » plit avec ordre (ordinate)^ en son temps, en son » lieu et par des causes déterminées... Ce qui nous