‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 148 sur 167 · De Incantatf cap. x, p · texte numérisé non relu

De Incantatf cap. x, p

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« La cause efficiente de ces phénomènes est dans la disposition des corps célestes. Et la preuve en est qu'un astrologue {mathematicus) peut, d'après les signes qui président à la naissance d'une certaine personne, annoncer qu'elle sera prophète. « Quod mathematici videntes horum ffeniluram, prâ^iciini ex sideribus istos in prophetas et vales evasuros *. »

Le phénomène prophétique ou poétique, ce don de seconde vue départi à un esprit grossier ou inculte, se reproduit dans les faits que l'imagination moderne attribue à l'action d'un prétendu fluide magnétique animal : s'il n'y applique pas le même nom, Pomponace admet la même action. A ce sujet, il abonde en récits de prodiges : une Mantouane, femme du cordonnier François Magreti, est en proie à des crises, dans lesquelles elle parle divers idiomes qu'elle n'a jamais appris ; le médecin Galgerando la guérit; elle retombe dans son ignorance, etc.

« On lit, dans toutes les histoires, qu'il n'est advenu aucun changement notable qui n'ait été annoncé dans le ciel par des prodiges. On ne signale nul homme digne de mémoire pour ses vertus ou pour ses crimes, dont la naissance ou la fin n'aient été prédites de même. Maïs ces prodiges ont toujours une cause naturelle*. î>

Octroyés aux peuples par les Dieux, les bons princes, très rares d'ailleurs, sont souvent annoncés par les

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