‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 147 sur 167 · De Incantat., cap. xn, p · texte numérisé non relu

De Incantat., cap. xn, p

Une théorie fort aventurée du Loup-garou n'accompagne pas moins cette exégèse des métamorphoses :

« Rien dans Thomme n'est fait loup, de sorte qu'une âme d'homme se transmute en une âme de loup (cela en effet serait inintelligible); mais la matière qui était sous la forme d'un homme a été immédiatement transmutée en la forme d'un loup. Ainsii de même que les habitudes d'un homme varient si on le transporte d'un climat dans un autre, les mœurs et les apparences d'un homme se changent en notre cas dans celles d'un loup. C'est ce qu'on rapporte de la pêche, qui est un poison en Perse, et qui, transportée chez nous, devient un mets délicieux, etc.. L'oiseau changé en pierre, dont nous avons parlé, est transformé pai* la force du contenant... ^ »

€ Intermédiaire entre le corruptible et l'incorruptible, l'homme est plus capable que le plus corruptible de recevoir des impressions de l'incorruptible ^. »

« Le vulgaire parle des intelligences et des corps célestes, conune s'ils étaient des hommes ou des femmes déterminés selon un lieu et ne pouvant pas exercer beaucoup d'actions en même temps, tandis qu'un seul soleil éclaire toutes les œuvres de sa lumière, et qu'un seul Dieu gouverne l'univers entier. Étant donc donné que ce qui meut le devin (vatem) doit être en lui selon quelque manière d'être qu'on n'a pas encore formulée, un tel mode peut être attribué à l'intelligence elle-même qui parfois est là. On pose donc vainement de tels esprits, alors que les intelligences peuvent exercer elles-mêmes des opérations telles que celles que de semblables esprits pourraient accomplir 3. »

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