De Incantat.f cap. x, p
462 LES MÉDIGIS.
Dante mort se montre à son fils. Il lui enjoint de rechercher des vers inédits, dont il lui apprend l'existence. Le fils du poète découvre ensuite cette œuvre.
U n'y a là qu'un simulacre, par lequel se manifeste la protection des Intelligences.
Et quand les nécromans semblent évoquer les morts du Tartare, ils ne produisent qu'une apparence. Car, selon Aristote, les âmes des morts ne sont point dans les enfers; si elles y sont, on ne peut les en rappeler*.
Quant aux vertus des plantes et des minéraux qui produiraient ces illusions, on ne peut affirmer l'impossibilité de pareils effets, c Beaucoup de choses sont pos- » sibles, que nous nions, parce qu'elles ne nous sont > pas connues. Mais les effets dont je parle ne me » semblent pas impossibles*. »
Du reste (et c'est ce qui rend très curieuse sa disposition d'esprit), quelque concession qu'il semble faire au merveilleux dans sa théorie des causes occultes, l'impulsion de son rationalisme mène Pomponace à des explications pleinement naturelles... C'est l'opacité d'un air humide, c'est l'irradiation de la lumière, c^est un météore figurant à l'imagination frappée des spectres, des simulacres. Ainsi, après la pluie, l'arc d'Iris apparaît au ciel \