‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 151 sur 167 · De Incantat.f cap. x, p · texte numérisé non relu

De Incantat.f cap. x, p

S. De Incantat,f cap. x, p. 162*

POMPONACE. 463

« L'extase nous ravit. Délivré de cet état, on narre des merveilles qu'on croit avoir vues : on causa avec Dieu... Il est possible que ces accidents arrivent dans la veille, s'il advient que les forces (virtutes) intérieures produisent des espèces, et par émanation les transmettent aux sens extérieurs ^. >

Telles circonstances atmosphériques se font sentir par avance aux organes mieux exercés ou plus délicats de certains hommes, de certains animaux ^.

Les mêmes principes justifient la chiromancie, la disposition des signes de la main dépendant des influences célestes.

Il en est ainsi des autres modes de divination tirés des figures et des nombres.

On sait la longue durée de cette croyance aux propriétés mystiques du Cercle et du Ternaire. Kepler eut beaucoup de peine à admettre Tellipse décrite par les planètes, parce que ces astres devaient être parfaits, et que le cercle est la courbe parfaite.

Pomponace le déclare au nom d'Aristote :

< Âristoteles namque^ secundo de Gœlo, probat cœlum esse iiguram sphœricam ex eo quod figura sphserica est perfectissima figurarum. Et in primo ejusdem libri probat corpus esse trium dimensionum perfectissimum, quoniam très continet : nam numerus ternarius est perfectissimus, ut ibi dicitur ^. -p

En somme, la loi mathématique des astres gouverne tout. Ainsi conclut Pomponace de tous les faits qu'il

i. Dé Incantai.y cap. x. p. 163.

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