‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 156 sur 167 · De Incantat.y cap. xii, p · texte numérisé non relu

De Incantat.y cap. xii, p

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premier fils de Dieu, soit d'un semblable influx, tendant à parfaire la dite loi. Car la loi est susceptible d'augmentation et de stabilité, comme les autres choses soumises à la génération e^; corruptibles (qiMmiam lex habet augmenium et statumy veluti et cœtera generabilia et corruptibilia). Ce qui, en effet, prétend une fin, prétend aussi toutes les choses nécessaires à cette fin, soit qu'elles la précèdent, soit qu'elles la suivent, soit qu'elles marchent avec elle. Aussi voyons-nous ces fondateurs de lois être prédits avec certitude par beaucoup de divinations et par de nombreux prophètes, nombre de siècles avant leur apparition. Nous voyons à la naissance de ces fondateurs de grands prodiges, nous en voyons pendant leur vie de plus étonnants ; et, si cette loi doit être propagée considérablement, le législateur a beaucoup de disciples {sequaces) qui, ou bien reçoivent de lui la divinité (deitatem), comme parfois le fer, par la vertu qu'il reçoit de l'aimant, peut attirer un autre fer, ou bien reçoivent cette divinité de la môme influence qui s'est exercée sur le législateur lui-même. Us ont aussi la vertu de guérir les infirmités, de faire pleuvoir, etc.. Et il n'y a rien d'étonnant qu'ils puissent exercer des opérations incroyables contre ceux qui leur résistent. Car les cieux combattent contre ceux qui veulent détruire cette loi nouvelle; car ils les terrifient tantôt par des songes, tantôt dans les veilles, tantôt ils apparaissent sous diverses figures. Tous ces prodiges sont disposés pour qu'une telle loi parvienne à sa perfection, et, quand un tel circuit et un tel inflitx des cieux cessera et déclinera, la loi commencera de même à être ébranlée jusqu'à ce qu'elle soit anéantie {donec in nihil convertatur)y comme il arrive aux autres choses assujetties à la génération et à la corruption. Pour quelques-unes de ces lois, à cause de la brièveté du temps, cette action n'est pas cachée ; mais, à raison de la longueur du temps, elle est cachée pour quelques autres (m aliis). Aussi estime-t-on qu'elle fut toujours ainsi, et qu'elle durera éternellement.

» Et noU'Seulement cela arrive à l'égard des législateurs euxmêmes, lûais encore à Tégard des signes et des paroles dont ils usent. En effet, de même que, sous un prince, certaines

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paroles^ certaines coutumes, certains drapeaux, plaisent et sont tenus en grand honneur, mais que, s'il succède un autre prince » ennemi du premier, ils changent en tout, sont vilipendés et abolis, il arrive de même lors de ces changements de lois. Car, au temps des idoles, rien] n'était plus méprisé que la croix ; mais, au temps de la loi suivante, rien n'est plus en honneur que cette croix. Au temps des idoles, rien n'était plus honorable que le nom de Jupiter ; au temps de la loi qui a succédé, rien n'est plus détestable que ce nom. Ce qui fait qu'il n'y a rien d'étrange, si maintenant on chasse des infirmités avec le nom de Jésus et le signe de la croix, et si alors on ne pouvait aucunement le faire. Car l'heure de Jésus n'était pas encore venue. Et que signifie cela? Qu'il en est de ces lois comme de toutes les choses assujetties à la génération et à la corruption. Nous avons vu, en effet, que le Culte et les miracles de l'idolâtrie furent faibles dans le principe, qu'ils grandirent ensuite, atteignirent leur faite et déclinèrent depuis, jusqu'à ce qu'ils vinssent à néant. Ainsi, maintenant, dans notre foi, tout se refroidit, les miracles cessent, si ce ne sont ceux qui sont conti*efaits et simulés : car

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