‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 159 sur 167 · De Incantat., cap. xiii, p · texte numérisé non relu

De Incantat., cap. xiii, p

POMPONACE. 475

Donc il n'est pas vrai, comme Arîstote le prétend, « que Dieu ne puisse agir hors de Tordre commun de » la nature et sans l'intermédiaire des corps célestes ^ »

Donc, — toujours théologiquement, — les corps célestes, bien qu'éternels, sont soumis au mouvement et à la nouveauté*.

Donc, — l'Église le voulant, — il y a des démons et des anges : leur action, quoique effective, nous échappe seulement, soît à cause de leur subtilité [ex eorum parvitaté)^ soit à raison des prestiges par eux exercés sur nos sens ^.

Pour réussir, pareilles finesses devaient compter sur bien des complaisances ou de secrètes complicités. Les malins ne pouvaient guère se laisser prendre : c'est évidemment la pensée de Boccalini dans ses Ragguagli di ParnassOj quand il fait décider par Apollon que Pomponace sera brûlé, non comme homme, mais comme philosophe.

Pomponace maintient donc sa double thèse de catholique et de libre-penseur :

« En ce qui touche à la religion, si quelque chose dans » nos paroles nous est montré qui soit contraire à ^ l'Église catholique, ou lui déplaise en quoi que ce » soit, je le rétracte entièrement, et je me soumets avec » humilité à la correction de cette Sainte Église. Mais,

Page 1