St
malgré ses \ices et ses crimes, par la politique de TÉglise, apprend avec édification la conviBrsion de Gallicanus; il raconte à cet heureux père que Constance, la promise du général, vient d'amener au vrai Dieu les âmes d'Attica et d'Artemia.
Le vieil Auguste abdique pour se donner tout entier au Seigneur. Son fils Constantin lui succède avec Tassentiment de ses frères Constant et Constance, qui ne réclament que le devoir de le servir du conseil et de répée^
Une révolte éclate, Constance et Constant marchent contre les rebelles et sont tués.
L'Empereur découvre vite la cause de ces désordres : Jupiter se venge de la tolérance dont les chrétiens sont l'objet.
« Je sais que cette persécution sur moi — provient toute d'une erreur que j'ai commise; — carje supporte sous ma juridiction — cette gent vile qui croit au Christ. — Je veux y remédier, si c'en est la raison, — en persécutant cette vaine foi *. »
On voit avec quel sans-façon l'histoire est traitée. Le neveu de Constantin le Grand est mandé pour défendre l'empire qu'il héritera. L'Apostat arrive, déplorant la décadence romaine, attribuée par lui aux chrétiens.
Da quella parte là, donde il sol muove, In fin dove poi stracco si ripone,
i. st. 103. 2. St. 113.
Eron temute le Romane pruove ; Or siam del Mondo una derîsîone :
Poichè fur tolti e sacrifici a Giove, A Marte, a Febo, a Minerva, a Giunone, E tolto è '1 Simulacro alla Vittoria, Non ebbe questo Imperio alcuna Gloria.
« Qu'on restaure Tautel de la Victoire, qu'on rouvre tous les temples, qu'on ôteaux chrétiens leurs biens périssables... Le Nazaréen n'a-t-il pas ordonné à ses fidèles de briser à ces viles attaches?»
... Ad ogni Cristian sia tolta tosto La roba, acciocchè libero contempli :
Che Gristo disse a chi vuol la sua Fede, Renunzi a ogni cosa ch' e' possiede ^
Paul et Jean sont amenés devant Julien. — Qu'ils renoncent à leurs biens, ou adorent Jupiter. — Sur leur refus, l'empereur leur donne dix jours pour se décider ; passé ce terme, le dernier supplice punira leur résistance. Les deux chrétiens persistent dans leur refus ; le monarque bel-esprit leur répond par une citation de l'Évangile :
« Dans la loi du Christ on trouve ce dire, — que Dieu ne te . sauve p(is, sans toi-même ; — et cette parole est vraie et naturelle — (quoique je n'accorde pas la vérité de cette, foi 2). »
Les deux chrétiens sont inébranlables. En vain le bourreau les veut faire adorer une statuette en or de Jupiter.