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o st. 68.
Un ange rassure le nouveau converti et lui annonce la victoire.
Du reste, comme Shakespeare dans quelques-uns de ses drames, Laurent n'épargne pas les anachronismes. Il prête aux légionnaires passe-volants, arquebuses, espingards, bombardes, toutes les sortes, tous les calibres d'armes à feu en usage de son temps.
Gallicanus recommande à ses cavaliers de veiller à ce que les bombardes ne soient pas enclouées par Tennemi *. Il s'empare de la ville assiégée, et fait grâce au roi des Daces et à ses flls^ Dépêché à Constantin, un envoyé lui annonce cette conquête, dès la stance suivante, et lui demande un bon pourboire.
Dammi un buon beveraggio, eh' io lo merto.
Le roi vaincu paraît devant l'empereur, qui l'accueille généreusement :
« L'âme qui aspire aux choses dignes, — tant qu'elle peut, cherche à ressembler à Dieu; — elle s'efforce de vaincre, et désire l'emporter, — jusqu'à ce qu'elle ait contenté son haut désir; — mais, ensuite, l'indignation conçue et Tire, — l'offense, sont mises pai* elle aussitôt en oubli. — Je te pardonne et j'ai déjà déposé ma colère i — je ne veiix pas le sang, mais la gloire et le règne 3. »
Tous ces personnages sont des saints. Ce tortueux Constantin de l'histoire, si audacieusement béatifié,