‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 91 sur 167 · p. J., VitaL X · texte numérisé non relu

p. J., VitaL X

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rarcbieSy sont en contact permanent. Elles traitent Tune avec l'autre sur les bases d'une égalité civique favorable à l'équilibre des rapports sociaux. Issu du comptoir, ne reniant pas sa noblesse marchande et les Palle de son blason roturier, Léon X demeure un vrai Médicis.

Nous touchons à la partie scabreuse dé ce portrait, si ondoyant, si complexe, mais dont les détails intimes sont maliaisés à détacher d'un ensemble de documents incomplets, tronqués, contradictoires.

Appelons les témoins. Bayle les interroge avec une impartiale sagacité. Mais il ne saurait partager l'optimisme de quelques-uns ^ Â ce point de vue des mœurs, toutefois, à part certaine déviation qui, étant donnée l'opinion des contemporains, a droit à plus d'indulgence que la moralité moderne n'en accorde en pareils cas, la conduite du Pape ne semble pas avoir dépassé les limites d'une facilité qui ne scandalisait guère alors dans un ministre de l'Église. Roscoë, toujours candide, Audin , dans sa naïveté plus contestable , nous paraissent un peu osés de surmonter, à la suite d'André

1 . « On ne peut pas accuser Paul Jove d'avoir épargné Tencens à Léon dixième ; mais, d*un autre côté, on doit convenir qu*il s'explique assez nettement sur les vices de ce pape pour ne laisser pas en peine un lecteur intelligent. Les plaisirs, dit-il, où il se plongeait trop souvent, et les impudicités qu*on lui objectait, ternirent l'éclat de ses vertus. Il ajoute qu'un naturel plus facile et plus complaisant que corrompu le fit tomber dans ce précipice, n'ayant eu auprès de lui que des gens qui, au lieu de l'avertir de son devoir, ne lui parlaient que de parties de plaisir.

» L'original est plus nerveux- que l'abrégé que j'en donne. » (Jov., in Vit, L X.)

Fulvio * et de Mathseus Herculanus % le triple diadème de Léon X de la couronne d'innocence.

Paul Jove ne participe point à cette glorification. Il accorde la chasteté de Léon cardinal. Mais, tout en objectant les calomnies dont les mœurs des grands sont trop souvent l'objet, il ne craint pas d'avancer que cLéon, pape, n'échappa point au reproche infamant d'un amour déshonnète pour quelques-uns de ses nobles camériers italiens^ ».

Ici, — incedo per ignés — se pose une question délicate. — Entre ces hommes et dans ce milieu, des Grecs de la belle époque eussent trouvé pour leurs mœurs et leurs goûts de toute nature plus que de la tolérance. Tout, sensations, habitudes, raffinements individuels et sociaux, rapproche le lettré de la Renaissance de l'Hellène des gymnases et des académies. Aux lignes pures de la Vénus idéale, aux -charnelles splendeurs de la

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