Dmixe Comédie^ Purgatoire^ ch. xxn, terc
292 LES MÊDIGIS.
attribuer ces derniers livres, à Texception des chants auxquels la Sibylle Erythrée a mis son nom. Ce sont ceux que Virgile a consultés^. >
Cette Erythrée a vu bien des choses : rincarnation, la Nativité, la Passion, la Résurrection, tous les miracles évangéliques , depuis la multiplication des pains jusqu'au voile du temple déchiré !
L'Église la chante toujours :
' Dies irœ, diesilla...
Solvet sœclum in favilla, Teste David cum Sibylla.
Michel-Ange immortalisa cette tradition, de son temps encore officielle. Associées aux prophètes d'Israël sur les pendentifs de la Sixtine, les Sibylles tordent dans l'extase leurs muscles de géantes, ou Tune, — c'est la Delphique, — déroule avec une décision sereine son fatidique rouleau . . .
Une autre, — la Persîque, — voûtée par les siècles, touche du menton le livre des oracles qu'elle tient et rapproche de ses yeux myopes et scrutateurs.
1. De Christ, relig.y cap. xxin, p. 26-27. Voy. aussi ibid.y cap. xxiv, p. 28-29.