Voy. notre introduction, p
)) Le siècle se renouvelle^ la justice revient^ . , .du ciel )) descend une autre race^ par toi je devins poète, par » toi chrétien. Mais, pour que mieux tu discernes ce que » je dessine, ma main y apposera les couleurs.
» Déjà tout le monde était plein de la vraie croyance )) semée par les messagers du royaume éternel. Et ta » parole,., s'accordait avec celle des nouveaux prédica- » teurs, d'où je pris l'habitude de les visiter. Ensuite » ils me parurent si saints que, quand Domitien les » persécuta, à leurs pleurs je mêlai mes larmes. Et tant » que je fus depuis lors, je les secourus, et leurs » mœurs pures me firent mépriser toutes les autres » sectes. Et, avant qu'en mes vers je conduisisse les » Grecs au fleuve de Thèbes, je reçus le baptême ; mais, )) par peur, je me cachai d'être chrétien, et restai long- » temps païen en apparence. Cette tiédeur m'a plus de » quatre cents ans retenu dans le quatrième cercle ^ »
Marsile ajoute une foi complète aux dires des Sibylles rapportés par Varron et par Tite-Live, aux six livres Guméens brûlés par une vieille femme sur le refus de Tarquin le Superbe d'en payer le prix qu'elle en demandait.
« Les Romains suppléèrent 'à cette perte au moyen d*autres chants des Sibylles recueillis dans le monde entier par leurs délégués. Ils possédaient trois livres de celle de Cumes : le reste avait pour auteurs les autres. On ne peut savoir, ni par le nom d'une de ces prophétesses, ni par le titi'e des ouvrages, à qui il faut