‹ Les MédicisChapitre 104 sur 262 · De Imm. anim.y lib. I, cap. i, p · texte numérisé non relu

De Imm. anim.y lib. I, cap. i, p

MÂRSILË FIGIN. 295

ce Ainsi, remontant à ce terme suprême, nous comparons successivement la mass^ ou matière, la qualité, Tahe, Tange et DIEU. Or Tessence de Tâme raisonnable, qui occupe dans cette échelle le degré mitoyen, apparaît comme le lien de toute la nature, régissant les qualités et les corps. Unie à l'ange et à Dieu, nous découvrons qu'elle est indissoluble, puisqu'elle jouit de ces divers degrés ; très-éminente, puisqu'elle préside à la machine du monde; bienheureuse, puisqu'elle peut participer au Divine »

Le corps est de sa nature parfaitement passif. En tant que corps, il n'agit en rien, mais est seulement « sujet à la passion >. La matière est une sous tous les corps. Si donc l'action provenait de la matière, l'opération de tous ces corps serait une. Il n'en est pas ainsi par suite des qualités qui la diversifient. Ils n'opèrent donc pas en vertu de la Masse une, mais en raison de la Qualité^ qui n'a rien de commun avec elle. Deux corps en effet ne peuvent occuper le même lieu, tandis que deux qualités peuvent appartenir au môme corps.

Marsile déduit de sa définition de la qualité l'existence de la Forme^ supérieure à celle-ci, puisque, les qualités diverses attachées à la matière diminuant et disparaissant avec la Forme, elles ne peuvent être conçues que ramenées à une entité supérieure, à ce qu'elles ont de commun et d'indépendant, l'idée de la Forme.

D'entité en entité {substantielle^ individuelle ou de Tâme, etc.), Ficin se lance ainsi à perte de vue sur la

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