De Immort, animorum, lib. I, cap. i, p
296 LES MÉDIGIS.
piste des causes. Il s'arrête pourtant, — € ne fiai tandem > in infinitum progressio », — à la forme qui n'est mêlée à aucun corps. A cette borne arbitraire (il le faut bien), il retient cabré devant le vide asphyxiant l'hippogriffe de salogiqueàoutrance. Cette argumentation serrée, dont nous ne pouvons qu'indiquer les chaînons principaux, fait bien saisir et la puissance et l'inanité delà vieille métaphysique. « — La logique, dit excellemment » M. Littré, peut sans difficulté fonctionner à vide : on » l'a vu durant tout le règne scolastique du syllogisme ; D elle recevait de pures figures et ne rendait que des fi- » gures ; mais les conditions mentales de la connaissance » n'y étaient pas moins fidèlement observées. Il n'y » manquait que la réalité objective *• »
Curieux spectacle, preuve de la grandeur et des misères de notre esprit! En présence de Tintini l'enserrant de toute part, il peut se restreindre à abstraire les lois du réel, ou, dédaigneux de l'expérience, tenter de réaliser l'idéal. C'est ce qu'a fait Marsile après les scolastiques, ce qu'entreprirent après lui, avec la confiance d'édifier une doctrine positive, ces poètes de l'hypothèse subjective, Spinoza, Leibniz, Hegel.
Je crois entendre le dernier : « — En ce qui tient à l'ordre universel, s'écrie Ficin, tout ce qui peut être est déjà ou sera ^ ! »
Quel est le passage du corps et des qualités inférieures
1. Auqvait Comte et la philosophie posilivet par M. Littré, p. 566.