‹ Les MédicisChapitre 134 sur 262 · A. Polit., Op., Epist,, lib. I, epist. vn · texte numérisé non relu

A. Polit., Op., Epist,, lib. I, epist. vn

% Voy. le Banquet • 3. Dante, Inf., c. xv, ter. 36.

4. Voy. à ce sujet, pour Politien, La vita di M, Angelo Poliziano, scritta dal signor abate Pier-Antonio Serassi, en tête des Stame di M. Angelo

346 LES MËDIGIS.

POLITIEN A nN JALOUX.

Écrit en ilxliy dans la diœ-septième année de son âge.

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Tu me disais Jadis quand j'allais près de toi :

« Salut, ami » . Point ne Tpublie. ..

Et maintenant, jaloux, il ne veut plus de moi ;

Amour, salut il me dénie.

Triste, gai, l'on salue. Aussi, dans mon émoi.

Je te salue, âme chérie.

Polniano, edizione II ; PadoYa, 1751, appresso Giuseppe Gomîao, p. xxiv et XXV. — Voy. Batle, Dictionnaire historique ; Rotterdam, chez Michel Bohn, 1720, 1. 1, 3* édition, art. Bèie, p. 547 et 548, note V, même page, et l'article Audebert, même tome, p. 378, 379. — Yoy. les pièces intitulées : AdeodatiBesœ veseliensis Juvenilia, dans les Deliciœ poetarum gailorum, et entre autres Tépigramme de Candida, etc. . . Audeberto, p. 617 de ce recueil, cité par âudin, Hist. de Calvin, 7* édition, t. II, ch. xy, p. 302, 304, 305, etc.

« La passion criminelle qu'il avait pour un de ses écoliers de haute qualité, ne pouvant être assouvie, lui donna la fièvre chaude. Dans la violence de Taccès, il fit une chanson pour Tohjet dont il était charmé, se leva du lit, prit un luth et se mit à chanter sur uii air si tendre et si pitoyable qu'il expira en achevant le second couplet, le même jour que Charles YIII passa les Alpes pour aller à la conquête de Naples. » — Yarillas, Anecdotes de Florence, liv. lY, p. 196. Cet auteur parait également mal informé de la manière et du temps de la mort de Politien.

« Politien, ce bel esprit qui parlait si bien latin, s'appelait Ange ; mais il s'en fallait beaucoup qu'il en eût la pureté, etc. . . » Ab. Favdit, Remarques sur Virgile et sur Homère, etc. . . Menck. in Vita Polit.

(Cités par RoscoE, Vie de Laurent de Médids, t. II, ch. x, p. 321.)

ANGE POLITIEN. 3i7

Les distiques suivants sont dans la manière saphique. II y court, non trop attiédi, le souffle enfiévré des stances de Sapho : A une femme aimée ^.

A nN AMI (Jean-Baptiste Buonisegni).

« Ah I que tu es pour moi plus que je ne crois I — Ta bouche est pleine des Muses et des Grâces ; ^ le laurier lui-môme couronne tes tempes ; — chargé de fleurs, il les répand sur toi. — Avide de toi, oùtrouverai-je tes traces, — sur les flots, la terre, dans Tair, avec une nef, à pied, au vol? — Toujours vers toi, piqué d'un dard suave, — comme les bœufs sauvages je cours çà et là, — inclinant la tête vers la terre et dressant l'oreille, — portant partout mes regards et mes pieds errants. —Mes genoux sont las... Où te poursuivrai-je, fugitif? — Où fuis-tu ainsi l'ami qui t'aime ? — Pour Fami sans son ami Taube ténébreuse se lève, — la maison est triste 2, toute vie est mort. — Sans tout cela, je ne voudrais pas, même immortel, — vivre, et même roi des immortels 3. »

1. 4»atvgTa( fxot xtjvoç Tdo; Oeotctv '^jxjxev wvtjp Sort; svavrCoç toi 'IffSovei. . . X. T. ^.

Ka68' ifipâic ^vxpoc X^^^^y Tp6(&oc $è II&<rav aYpei, Y^tùpoxéçtOL $è noCac '£|i.{x(.. . X. T. X.

Égal aux Dieux, celui qui près de toi T'entend parler, rire. . . Si je te voi, J*ai froid, je sue et verdis comme Fherbe.

In Anacr. Carmin,^ cum Sapphus aliorumque reliquiis; Lips., Tauchnitz, 1841, p. 52.

2. Littér. : Les rayons sont amers, la ruche est amère,7ctxpo\ d'ol oxol-

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