‹ Les MédicisChapitre 136 sur 262 · Cantiq. des Cantiq., ch. m, v. 1 et · texte numérisé non relu

Cantiq. des Cantiq., ch. m, v. 1 et

2. Pour ces diverses pièces, voy. A. Polit., Op. omn., ad finetn, ^i^* Epigrammatum grœœrum»

En sa voie îmitative, jusqu'où « ramour du grec » pouvait-il pousser un érudit?

De quelque nature qu'elles soient, ces réminiscences du genre et des mœurs antiques s'accordent chez Politien avec les raffinements et les grâces de la sociabilité moderne qui s'ébauchait alors par le contact de l'homme de lettres et du grand seigneur.

On ne saurait donc pleinement juger les mérites du poète favori des Médicis que sur ses œuvres spécialement inspirées par sa familiarité avec l'aristocratie florentine. Ce serait se former une bien faible idée de ces humanistes de la Renaissance que d'apprécidr leur talent par leurs écrits latins, quelle qu'en soit la valeur. Politien entre tous est un homme du monde, et non le pur littérateur de cabinet qu'on est trop enclin à se représenter. Sa muse, comme celle de Laurent, puise aux sources populaires et dans la vie de chaque jour une grâce primesautière, une sincérité d'observation et de détail s'im-

posant aux moins érudits.

Lisez plutôt son adorable chansonnette :

CANZONETTA ZINGARËSCÂ.

« Ma petite Brunette *- lave au jour son front et sa mignonne poitrine avec Teau de la fontaine.

» D'unblancpetit jupon modestement couverte, de sublimé ni de fard elle n'use.

Page 1