STANCE I
a AmouTt dont la main tire le frein suspendu de mon cœur, et dans le règne sacré duquel ce cœur n'a pas dédaigné de nourrir la flanmie qui par lui déjà y fut allumée, Amour meut ma langue, force mon esprit à dire de lui ce que mon sein ardent enferme ; mais mon cœur s'alanguit, ma langue répugne à une si grande entreprise. Elle ne peut ni dire ce qui est en moi, ni s'en défendre, et pourtant il faut qu'elle exprime ma conception. Force ne tient pas contre plus grande force. Mais, parce qu'Amour a promis à mon paresseux génie ces ailes avec lesquelles il descendit tout d'abord dans mon cœur, bien qu'à la cime, je crois, pour ne se jamais séparer de ses plumes, il y fasse son nid, moi| aussi longtemps que la lumière de sa