‹ Les MédicisChapitre 152 sur 262 · Œuvres de Pic de la MirandolCy p · texte numérisé non relu

Œuvres de Pic de la MirandolCy p

vive splendeur sera de mon cœur le guide, j'espère découvrir le trésor caché qu'il me donne à cette heure à porter.

STÂNCB II.

» Je dis comme Amour s'infuse ici-bas, sortant de la divine source du Bien Incréé^ quand il est né d'abord, et d'où il meut le ciel, il informe les âmes et régit le monde; puis, quand il s'est caché dans le cœur humain, combien sont promptes et habiles à frapper ses armes, et comme à lever le front, de la terre au ciel, il force l'humain troupeau ; comme il brûle, enflamme, consume, et par quelles lois tantôt il élè\e au ciel celui-ci et abaisse à terre celui-là, tantôt entre les deux il nous incline et nous arrête. Mes rimes débiles, et vous, vers languissants et infirmes, qui est-ce, maintenant, sur la terre, qui priera pour vous? de telle manière qu'Apollon s'incline vers les plus justes prières du cœur enflammé? Un joug trop dur opprime mon cou ; Amour, donne maintenant à mes pauvres ailes les plumes que tu leur promis, et éclaire mon obscur chemin.

STANCR m.

> Quand, venant du vrai ciel, descend dans l'esprit angélique le divin Soleil, qui illumine et informe sous le vivant feuillage sa première progéniture, elle qui recherche et veut son premier bien par le désir inné qu'en elle il allume, se réfléchissant en lui, elle prend la vertu qui forme et orne le riche cœur. De là vient le premier désir qui la transforme. Au vivant Soleil de la lumière incréée, admirablement alors il s'allume et s'enflamme. Cette ardeur, cet incendie, cette flamme, qui, dérivée de l'esprit mystérieux et de la lumière reçue du ciel, reluit dans l'intelligence angélique, est le premier et véritable Amour, pieux désir né de disette et de richesse, à l'heure où le ciel produisait de lui-même celle qui honore Chypre. »

Dans ses fantaisies quintessenciées, cette école de poètes, qu'on a \ue poindre avec la Vita Nuova de Dante,

poursuit, jusqu'aux gloires de la Triade sacro-sainte, l'Amour, comme un syllogisme transcendant,

A rînstar des peintres ombriens du Moyen-Age, ces extatiques de la Canzone ou du sonnet s'attachent à un thème unique. A travers Tazur infini, aux lueurs d'or du soleil mystique, ils contemplent, Vierge Mère ou Vénus céleste, Vlncoronata^ X Éternel Féminin trônant sur les hiérarchies divines.

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