STANCE V
> Comme, du premier bien, l'éternelle intelligence vit et entend, ainsi, par eUe, l'âme entend, meut et forme ; elle explique et dépeint le soleil qui illustre le sein de la divinité. Par là elle répand ce que ce pieux sein conçoit et enserre ; et ce qui, ensuite, se meut et sent, admirablement mû par elle, sent, vit et opère avec tout son effet. D'elle, comme du ciel dans l'intellect, naît ici-bas Vénus, dont la beauté resplendit au ciel, vit sur terre, et ombrage le monde. L'autre, qui dans le soleil se mire, à l'ombre de celui dans la contemplation duquel elle se forme^ comme elle puise toute sa richesse au vivant soleil qui brille en elle, ainsi
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elle octroie sa lumière à celle-ci ; et, comme le céleste amour aspire à elle, ainsi le vulgaire suit la seconde. »
Et dans les stances* suivantes, comme la pensée de récole s'accentue I Quel effort pour accorder l'idée alexandrine de la dégradation, subie par les âmes dans leur émanation de l'absolu et la notion chrétienne de la chute ! Quelle appropriation des dogmes de la grâce et de la rédemption à la théorie néo-platonicienne des âmes remontant par la béatification et l'extase les degrés qui les séparent de leur source divine I
Quando, formata in pria dal divin volto, Fer descender quà giù Talma si parte Dalla più eccelsa parte
Gh* alberghi el Sol, nel cor human s'imprime, Dov* esprimendo con mirabil arte Quel valor poi che da sua Stella ha tolto, Ë che, nel grembo accolto, Vive di sue celesti spoglie prime, Quanto nel semé human posson sue lime Forma suo albergo, in quel fabrica^ e stampa, C'hor più, hor men, répugna al divin culto.
Talhor poi reformando
Queir al lume divin che 'n lui n' imprcsso,
Rare e céleste don, quinc' elevando
Di grade in grado se nelllncreato
Sol torna, ond' è formate.
Volto divin raccende ogni beltate...