Morg. Magg,, ad fmem
Ui LES MÉDIGIS.
Padre, e Figliuolo, e Spirito Santo, Benedicîmus te, Signor verace, Laudamus te» Signor, con umii canto ^
Gomment ce ton béat est-il soutenu dans Tœuvre ? Et tout d'abord, avant de passer avec Roland en Paganie, nous voici au moutier de Glermont, un noble abbé de la lignée d'Ângrant. Roland a quitté la cour de Gharlemagne par dépit contre un traître, le favori Ganelon. L'abbé lui fait accueil, d'autant qu'il espère en lui un champion contre trois géants païens, terreur de l'abbaye : Passement, Âlabastre et Morgante. Ges malandrins pillent et tourmentent les bons frères, « ils troublent tant leur oraison, qu'ils ne savent plus que faire ». Il paraît bien que, comme frère Jean des Entommeures, Glermont ne se serait fait nul scrupule de se défendre en soldat, mais...
La forza, e '1 malvoler giunt' allô 'ngegno,
Sai^ che pu6 il tutto ; e noi non siam bastanti '.
L'abbé est tout d'abord posé en homme pratique ; si sa foi résiste au doute, son ascétisme n'a rien d'exagéré :
Dans les siècles passés, nos pères au Désert Furent des saints ; mais, si leurs œuvres étaient belles, Dieu le leur payait bien... Et ne va pas penser Qu'ils ne se sustentaient qu'avec des sautereUes,