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CHAPITRE XVII

LUIOI PULCI. — LE MORGANTE MAG6I0RB a. CHEVALERIE ET CRITIQUE.

Avouant qu'il se perd lui-môme dans les fils enchevêtrés de ses récits, Pulci, après bien des incidents, retourne ou plutôt vient au grand Charles, dont il a été bien peu question jusqu'à cette partie du poème. D'un coup il se débarrasse sans scrupule des héros qui le gônent.

« Je ne sais si Fuligatto verra le sire de Montauban, qui peutêtre sera mort en chemin. Je commente à chanter Gharlemagne. IL convient que mon chant amve au port et que je punisse le traître Ganelon d'une trahison que je vois déjà découverte avec les yeux de l'esprit dans un miroir, et je m'inquiète de Charles, qui est si vieux*. »

Il est curieux, dès ce moment surtout, de comparer aux Gestes de Roland le poème primitif de Théroulde et à la Chanson de Roncevattx l'œuvre de notre poète. L'élément pathétique, vivifiant d'un bout à l'autre les épopées françaises du cycle karolingien, n'est pas

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