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Morg, Magg.f c. xxiv, st

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étranger à la libre imitation poursuivie par le Florentin. Avec lui, d'ailleurs, répanouîssement parodique ne perd jamais ses droits, non plus que la critique du philosophe, dont le voile d'une fantaisie perpétuelle ne cache pas toujours bien la sérieuse portée. C'est même à la fin du vingt-cinquième chant que cette critique se donne carrière avec des licences plus caractérisées. Si bien qu'on a pu (Tasse le soutient dans ses lettres*) attribuer à Plein une collaboration directe à cette partie du poème. Quant au tissu de l'action principale en ce chant, Pulci se borne à paraphraser le récit traditionnel du vieux trouvère sur le voyage de Ganelon à Saragosse, comme ambassadeur de Charles auprès du roi Marsile» et sur la trahison, que, pour se venger de Roland, il combine avec le monarque infidèle.

Le grand drame de Roncevaux se prépare.

Dans les romans oîi Pulci a puisé la donnée de son œuvre, Renaud n'assistait pas à la grande bataille. Notre poète veut justifier la présence du cousin de Roland dans le val de Roncevaux.

€ J'avais pensé, dit-il, à abréger Thistoire^ et je ne savais pas que Renaud pût arriver à Roncevaux; mais ensuite un ange du ciel m'a montré Arnaud, qui certes me paraît un digne auteur, et il me dit: — Attends, Louis; sois tranquille; Renaud sans doute arrivera à temps ; si bien que je raconterai Thistoire comme Arnaud de tout point récrivit 2. »

i. Letter. poetic., lett. vi.

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