Flecry, HisU ecclésiast., t. IV, liv. xxii, p
avec sa diction « rude et qui sent l'étranger, et cette » verve qui ne flatte pas les oreilles, mais qui porte ses » coups droit au cœur* >•
Quand il a terminé la harangue imposante et adroite que les Actes nous ont conservée, — Aléthès s'approche de l'orateur avec quelques aréopagites. Sa finesse athénienne a démêlé dans Paul le don nécessaire à l'apôtre : Thabileté dans l'enthousiasme. Le philosophe, qui sourit un peu en Tentendant parler de la résurrection des morts, demande, comme le texte le rapporte, à l'ouïr, une autre fois , développer cette thèse inattendue. 11 ne comprend pas qu'on accuse les Grecs de confondre Zeus avec son image, TAthéné de TOlympe et TAthéné de Phidias * !
« Homme de Galilée, ton Dieu, dis-tu, est rinconiiu auquel nos pères dressèrent un autel. En lui, ajoutestu, tout vit, tout se meut, tout est... Ce sont là de belles paroles, et nos Sages, que tu invoques, te répondent : — « Oui, nous vivons dans le Dieu-Gosme, dans l'Éternel )) dont la suprême hégémonie est TOrdre, le Logos... » Considère, en effet, ce monde. Il est plein de natures » divines... C'est d'abord l'homme, au-dessus des âmes D de la terre et des eaux, puis les génies, les héros, cor* » tège d'Héra dans la région de l'air; — autour de )) Phœbé, enfin, dans l'Éther, qui lui-même est Dieu, î) tous les autres dieux, les astres, Hélios... Le monde