Morg. Magg., c. xxviii, st
LES MÉbicis. 1. — 35
:>iO LES MÉDlCiS.
Cependant, dans sa pensée, comme en celle des autres poètes de la pléiade platonicienne, le dogme catholique demeurait une source d'inspiration émue et naturelle.
Aussi notre poète, après avoir invotjué l'âme de Lucrezia Tornabuoni, mère des Médicis, ses protecteurs, célèbre sur le mode antique les mérites de Tange de Monte Pulciano, Poli tien c aux doigts duquel l'archet d'or obéit » ^
Les stances qui précèdent le court épilogue de son poème sont un hymne triomphal à la Renaissance de la pensée et des arts :
Tornauo i tempi felici, che furno, Quando e' rcgnô quel buon Signor Saturno . Beiiigni secol, che gia lieti fersi, Tomate a modular le nostre lire -.
L'épilogue, au contraire, est un hymne humble et contrit à la gloire de la Très-Sainte Vierge :
lo ti riagrazio, Vcrgine beata ; Colla tua grazia comiuclai la storia, (^olla tua grazia al fia mi darai gloria.
I. Morg. Ma(j(j., c xxviii, st. \Mk -. Monj. Magg., v. xxviii, st. 151-10:2.
FIN DU TOMK PUE Ml EU.