Ern. Renan, V Antéchrist, p. 29, 30, etc
3- Voy. Hist. des dogmes chrétiens, par Haag, 2* partie, p. 229-230. 4. Voy. Matth., X, 2. — Matth.,xvi, 15-20. —Marc, m, 16.— Jean, XXI, 15, 16> 17.
iôO LES MËDIGIS.
le développement organique de catholicisme. «De même » que le pouvoir politique ou temporel..., après avoir T^ à Rome, environ pendant cinq siècles, résidé dans les > assemblées publiques, finit par passer aux mains d'un 5> seul homme, de même le pouvoir spirituel, après avoir » appartenu uniquement aux conciles pendant les neuf }> premiers siècles du christianisme, c'est-à-dire six » siècles encore après Constantin, tendit à se concen- T> trer dans les mains d'un seul évêque. Les comices du » peuple romain avaient fini par se changer en un em" » pereur^ et de même les comices du peuple chrétien » se transformèrent en un pape *. j)
Jusqu'à la conversion de Constantin (312), il ne put se tenir de concile général. Il eût été difficile aux fidèles de s'assembler secrètement pour légiférer sur le dogme ou la discipline. Jamais les empereurs n'auraient autorisé leur réunion. Persécutée ou tolérée, l'Église, dès la fin du troisième siècle, s'offre comme une vaste association occulte, une sorte de franc-maçonnerie. Elle monte sur le trône avec Constantin, qui lui fit à ses côtés une place, — place d'honneur, et pour ses privilèges et pour le rang de ses dignitaires, mais achetée d'abord par une dépendance dont ces derniers devaient bientôt sentir tout le poids. « Nous sommes, leur disait-il, vous en dedans, moi en dehors de l'Église, constitués éyêques par Dieu. »