‹ Les MédicisChapitre 57 sur 262 · Ibid., id., c. xix, t. II · texte numérisé non relu

Ibid., id., c. xix, t. II

160 LES MÉDIGIS.

Âhi, Costantin, dî quanto mal fu matre, Non la tua conversion^ ma quella dote Che da te prese il primo ricco pâtre ^ !

On sait rorigine de la donation.

Le monarque a la lèpre : il épuise sans succès tous les remèdes. Après les médecins, les prêtres du Gapitole se présentent. — « Il y a dans la vieille forteresse une » citerne oîi ils le plongeront dans le sang de petits » enfants égorgés. Ce bain le purifiera. » Prévenu par la grâce divine, Constantin renvoie à leurs mères ces enfants. Le soir même, Pierre et Paul lui apparaissent en songe. « — Parce que, disent-ils, tu n'as pas voulu » te souiller du sang innocent, le Christ, notre Seigneur » et notre Dieu, nous envoie te dire que, si tu suis nos » avis, tu seras guéri... Va près de Sylvestre, Tévêque » de cette ville, qui, pour fuir tes persécutions, se ca- » che dans les cavernes du mont Soracte... Il te bai- » gnera trois fois dans la citerne de la vraie religion, et » tu seras nettoyé de toute lèpre... Et, reconnaissant )) envers ton sauveur, tu feras triompher TÉglise par » toute la terre. . . »

Ce qui s'accomplit de tout point. Constantin va trouver le Pontife. Il veut savoir quels sont ces dieux qu'on appelle Pierre et Paul. Ils ne sont pas des dieux, mais des envoyés de Dieu.

« Alors (c'est l'empereur qui le raconte dans le préam-

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