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Kévolviiions d'Italiet par Ed. Quinet, introduction

208 LES MÉDIGIS.

un podestat, juge étranger qui succède à un vicaire impérial.

Depuis 1250, à la suite de la première expulsion des Gibelins, cet état de choses change au profit des classes bourgeoises. Transformé par l'élément roturier, Télément féodal n'aspire plus à dominer directement, mais à garder, à étendre son influence en s'alliant à Tune des factions populaires.

Cette seconde période embrasse presque toutes les annales florentines.

C'est d'abord la classe moyenne qui fait la révolution contre la noblesse (1250). Elle guide le peuple armé, sous trente-six caporaux. Le pouvoir est ôté au podestat. Un capitaine du peuple, deux anciens pour chacun des six quartiers, gouvernent les cinquante-six compagnies ou gonfalons, — vingt de la ville, trente-six de la campagne.

Malgré le retour des nobles gibelins vainqueurs à l'Arbia (1260), la roture progresse.

Deux podeslats jugent, trente-six bons-hommes, marchands et artisans, administrent *. L'industrie, — révolution décisive, — devient, par la nouvelle organisation des Arts, une des bases de l'institution politique.

Ce sont d'abord les sept Arts majeurs, puis bientôt, avec eux, les cinq premiers Arts mineurs qui, rangés

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