Molière, Malade imaginaire, acte II, se. vi
ti6 LES MÉDIGIS.
sista jusqu'au dix-septième siècle à travers les élégances et les clartés d'un nouvel esprit.
C'est dans un de ces collèges, — à la célèbre université de Bologne, — que s'était formé le fils du médecin de Gosme. Né à Florence le 18 octobre 1438, très-chétif, Marsile, durant les soixante-dix ans de sa vie, resta débile et valétudinaire. Il était de petite taille (presque un nain), particularité commune au chef du néo-platonisme et à l'aristotélicien Pomponace*. La vive intelligence de Ficin, son application à l'étude, se révélèrent dès l'enfance sous la conduite de son précepteur le grammairien Quarqualio de San Geminiano pour les soins duquel il garda une reconnaissance profonde ^
Destiné à succéder à son père dans sa profession, le jeune Marsile fit des études médicales complètes. La première partie Ae son De vita est, comme le livre célèbre de Tissot, un traité de l'hygiène des Gens de lettres : De
\. Voy. EpUU.Mh. IV, p. 761 :