Epist.y lib. I, p
(( Recommandation en raison du besoin et du mérite du recommandé.
« Marsile Fian a Matteo Palheri, théologien.
« Bien que je sache certainement que les gens lettrés n*ontpas besoin de recommandation auprès de Palmieri, palme des muses, néanmoins, pour
studiosorum sanitate ttienda. On reviendra sur cet ouvrage à propos des croyances astrologiques qui le dominent, et dont l'analyse s'éclairera par celles des idées générales du philosophe. Comme exemple des étranges théories du médecin, veut-on savoir la cause céleste du tempérament mélancolique des gens de lettres (il y en a deux autres, une humaine, une naturelle) ?
« C'est que Mercure qui nous invite à poursuivre la science, Saturne qui nous fait persévérer dans cette poursuite et en conserve les résultats acquis, sont froids en quelque manière et secs, au dire des astronomes. Car, si Mercure n'est pas, à proprement parler, froid, il est très-sec à cause de sa proximité du soleil*. »
(( — Et voilà pourquoi votre fille est muette... 1 > Mais les aptitudes contemplatives de Marsile ledétournaient de la pratique ordinaire de Tart, qu'il exerça parfois : — sa correspondance en fait preuve ^
Le grand Cosme, qui cherchait un successeur à Gémiste Pléthon, jeta les yeux sur le jeune Ficin. Pré-
satisfaire au devoir de Tamitié, je te recommande de la manière la plus pressante Luca de San Geminiano, autrefois mon professeur de grammaire, concurremment avec Comando. Je dois beaucoup à Luca, si parler avec art est meilleur que jeter au hasard des paroles vides. A celui-ci, pour deux motifs, tu dois te montrer bienveillant, et parce qu'il est dans l'indigence, et parce qu'il mérite beaucoup. Être bienveillant envers l'indigent est le devoir du miséricordieux ; envers le méritant, c'est celui du juste, et je sais que tu as coutume d'être miséricordieux et juste. Adieu! »
1. Mars. Fie, Op. omn.. De Ft^a..., lib. I, De studiosorum sanitate tuenda.