‹ Les méditations et souvenirs du spectateur francaisChapitre 64 sur 95 · DE LA JUSTICE · texte numérisé non relu

DE LA JUSTICE

Erreur et injustice ne sont pas synonymes ; cependant on confond trop souvent ces deux mots. U peut arriver qu’on condamne à mort un innocent sans commettre une injustice; c’est sans doute là un grand malheur, mais ce n’est pas un crime, à moins que ce n'en soit un à l’homme de se tromper. Ce n’est pas seulement une injustice, c est une iniquité de prolonger d’un jour la captivité d’un accusé après avoir reconnu son innocence.

de la responsabilité des ministres.

On parle lieatio^>up de la responsabilité desministres. Qui voudrait l’Élre, s'i. s étaient comptables àe toutes les erreurs qui peuvent se eoinmettre dans leur administration? Ce qu’on a le droit d’exif»er d’eux, c’est qu'ils tassent réparer celles qui leur sont dénoncées, qu'ils punissent sévèrement tous les agens qui ont commis volontairement des abus de confiance ou d’autorité, que strictement attachés à la loi, ils y ramènent toutes leurs opérations j qu'ils protègent tout ce qui mérite d’être encouragé; qu’ils déconcertent l’intrigue par une rigidité inflexible, sans faire acception des noms et des relations plus ou moins imposantes; qu’ils n’approchont de la source des faveurs et des grâces que pour en faire découler une bienveillance ilutaire. En suivant cette marche, ils n’auront rien â redouter de leur responsabilité, la nation n’aura qu’à bénir leur administration , et des vœux à former pour que la confiance dont le souverain les honore, se prolonge jus-^ qu’au jour où la nature éteindra leur intelli-

^nce.

DU SPECTA.TEUK FRANÇAIS.

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