‹ Les mefaits des intellectuelsChapitre 8 sur 44 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

général, qu'il y eût dans leur âme une libre coexistence de deux principes d'absolu; on leur ap]}l'n/iniif d'ordinaire ce que Renan avait écrit de l'abhr Le lîir, son ancien professeur d'hébreu : (( Une cloison étanche empêchait la moindre infiltration des idées modernes de se faire dans le sanctuaire réservé de son cœur, où brûlait... la petite lampe inextinguible d'une piété tendre et absolument souveraine. » (Souvenirs d'enfance et de jeunesse, pages '^76-277.^' Renan supposait que si « l'Académie des sciences [possédait encore de son temps] dans son sein un grand yiombre de croyants », cela tenait à ce que ces hommes, à cause de la nature de leurs travaux, n'avaient pas été à même de contrôler, comme il l'avait fait en sa qualité d' hé braisant, les sources historiques de la théologie (op. cit., pages 2S7-2S8) ; ces illustrations scientifiques étant de très piètres métaphysiciens, il était d'ailleurs fort douteux qu'ils eussent pu déterminer avec compétence les raisons de leur science et les raisons de leur foi; les libres-penseurs avaient donc quelque droit de les comparer à des artisam qui joignent à

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