‹ Les mélanges poétiques d'Hildebert de LavardinChapitre 101 sur 118 · XX. De Fulcone abbate · texte numérisé non relu

XX. De Fulcone abbate

Cette pièce se lit au feuillet 342 de Baluze :

Si tibi, Fulco, mûri raitia natura nègaret» . . . Fuita tuis huraeris nunquam Corbéia labaret.

Quœ, quia non .potuit tantum oonoedère munus, Distulit ut potuit multo tibi tempore funus; Sol vit décrépi tu m, parcens œvo juyentli, Ut satis atque diu prodesset pastor ovili.

Il s'agit, on ne peu! eu douter, de Foulque» !•% . abbé de Corbie, qui mourut, en effet, chargé d'an* nées, ayant gouverné cette illustre maison de l'an*? née 1048 à Tannée 1095. Ce n'est pas son épitaphe, c'est un des titres de son rouleau funéraire. Notre confrère, M. Lôopold Delisle, a déjà publié quelques fragments de ce rouleau (1), d'après le n° 11636 de la Bibliothèque nationale. En voici donc un de plus. Mais est-il certain que ce fragment soit d'Hildebert ? Cela n'est pas du moins invraisemblable. L'abbé de La Couture ou celui de Saint-Vincent a pu, n'ayant pas sous sa discipline un moine suffisamment lettré, demander ces vers de circonstance au scolastique de l'église cathédrale, lequel avait déjà le renom d'un poète habile. Nous pensons, d'ailleurs, que Baluze avait quelque autre raison pour recueillir cette pièce sous le nom d'Hildebert; mais il ne nous a fait, à cet égard, aucune confidence*

(1) Rouleaux des morts, du ix« au xv 8 siècle, p. 138 et suiv.

Page 1