XII. Epitaphium-Suggerii, abbatis S. Dionysii
L'insertion de cette épitaphe parmi les œuvres d'Hildebert montre combien il faut se défier des attributions de Beaugendre. Hildebert était mort depuis dix-neuf ou vingt ans, quand, le 20 janvier 1152, les moines de Saint-Denys déposaient tristement dans la tombe le corps de Suger, le grand ministre, leur plus illustre abbé. C'est une remarque déjà faite par les auteurs de Y Histoire littéraire (3). Nous n'insistons pas ; les morts, cela va sans dire, ne peuvent être chantés que parles vivants. L'épitaphe de Suger est de Simon Chèvre d'Or, à qui François Chifflet et Mabillon l'avaient justement attribuée avant que Beaugendre commît Tétourderie de la réclamer pour son Hildebert (4).