‹ Les mélanges poétiques d'Hildebert de LavardinChapitre 29 sur 118 · XXVI. Unde malum · texte numérisé non relu

XXVI. Unde malum

On rencontre souvent cette pièce, où de gros traités sont ainsi résumés en quatre vers :

Qui petis unde malum, cum sînt bona cuncta creata ?

Defectu proprio sunt mala quœ mala sunt.

Cum radix vitio careat, vitium tamea ex se

Et per se citius dulcia poma trahunt.

Elle est dans les n" 7596 A (fol. 64), 8484 (fol. 31) et 14194 (fol. 160) de la Bibliothèque nationale, dans le n° 120 des Papiers de Baluze (fol. 328), ainsi que dans les n w 125, 887 et 1331 de Troyes. Les anciens copistes l'ont tous crue d'Hildebert, et c'est une opinion à laquelle nous souscrivons très volontiers. La question si grave de l'origine du mal ne nous semble pas, il est vrai, clairement résolue dans ces quatre

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vers. Mais l'est-elle mieux dans les gros traités ? Quoi qu'il en soit, c'est-à-dire sans égard au fond des choses, les vers ont le mérite qui distingue les bonnes épigrammes, celui d'une grande concision. On n'en peut, d'une part, rien retrancher, et Ton n'y veut, d'autre part, rien ajouter.

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