XXXIV. Sententix septem Sapientum
Tel est le titre de cette pièce à la col. 1336. Mais elle se lit, à la colonne 1362, sous ce titre différent : De multiplici veritate. Ainsi Beaugendre l'a deux fois
publiée; ce qui prouve encore son défaut d'attention. Les deux titres conviennent aussi peu l'un que l'autre. Quant aux vers, il n'y en a que sept et pourtant on en trouve de faux dans les deux éditions de Beaugendre. Mais il faut mettre ces incorrections à la charge de l'éditeur, non pas à celle du poète. Le poète n'est pas, d'ailleurs, Hildebert. Ce n'est pas non plus Cicéron, ainsi que paraît l'avoir cru certain copiste. Bandini, qui signale son erreur (1), aurait dû la corriger en substituant au nom de Cicéron celui d'Ausone. Ces vers, qui sont les premiers d'un assez long poème sur les dits des sept sages, contiennent uniquement les dits de Bias. On les trouvera dans les Œuvres d'Ausone purs des fautes que Beaugendre a commises.
XXXY. Quoi modis tentamur vitio gulx.
Cette épigramme sur les formes diverses de la gourmandise paraît ici n'être pas à sa place; elle est rangée, dans lesn" 14958 (fol. 245) et 17293 (fol. 93) de la Bibliothèque nationale, ainsi que dans les Papiers de Baluze (n° 120, fol. 369), parmi ces interprétations morales sur l'Écriture sainte qu'on lit, dans l'édition de Beaugendre, de la col. 1211 à la col. 1220. Ajoutons qu'il y a plus d'une faute dans le texte imprimé. Nous le corrigeons ainsi sur notre n° 14958 :
Est certum quod quinque modis gula damnât edacem Cum comedit nimis, aut comedendi prœvenit horam, Cum nimio desideriô cupit et capit escas, Cum vel delicias quœrit, vel deliciose Préparât hoc etiam quod non est deliciosum.
(1) Cod. lai. biblioth. Laureniianx. t. III, col. 101.
d'hildkbert de lavardin 71
Ut discernantur magis hœc exempla sequuntur : Causa fuit Sodomœ peccandi panis abundans; Jejunat populus, Jonathas jejunia solvit ; Esuriens Esau petit escam, vendit h onorem; Manna datur, carnes plebs deliciosa requirit; De sacro crudum puer Ophni postulat armum ; Sic ad velle suum studiose prœparat illum.
On n'est pas certain que cette épigramme soit d'Hildebert ; cependant on ne la trouve dans aucun manuscrit sous un autre nom que le sien.