XXXVI. Quid rnagorum mimera significent
Nous avons déjà vu cette pièce médiocre à la col. 1316, où elle fait partie du Floridus aspecttos^ après avoir été détachée de VAurora. On la trouve séparée, comme elle Test ici, dans un volume de la reine Christine qui n'en désigne pas l'auteur (1). Cet auteur, nous l'avons dit, c'est Pierre Riga.
XXXVII. Disputa tio inter pontificem Romanum et Ulgerium, Andegavensem episcopum.
Ce dialogue, à bon droit appelé dispute, entre un pape et Tévêque Ulger, se termine par la sentence d'un concile qui condamne l'évêque et le prive de sa mitre. Les auteurs de l'Histoire littéraire voient la matière de cette fiction poétique dans un long débat qu'Ulger eut, devant le pape, avecl'abbesse de Fontevrault (2). Il s'agissait, comme toujours, de possessions, usurpées. Le pape, ayant jugé que l'évêque était
(1) Hi$t. litt. de la France, t. XV, p. xiv. — Not. et extr. des man,, t. XXIX, deuxième partie, p. 242.
(2) HisL litt. de la Fr., t. XII p. 304.
T usurpateur, lui donna l'ordre de céder la place, et, Tévêque s'obstinantà n'en rien faire, il l'interdit (1). Cette explication n'est pas seulement plausible; il faut nécessairement l'admettre, puisque Ulger ne fut interdit qu'une fois. Mais les auteurs de V Histoire littéraire auraient dû remarquer que, dans ce cas, le dialogue n'est pas d'Hildebert. En effet, la sentence d'Innocent II qui mit Ulger hors de son siège fut rendue quatre ans après la mort d'Hildebert, en 1138. 11 suffit, d'ailleurs, de lire ces vers durs, obscurs, du plus mauvais style, pour être convaincu qu'ils ne peuvent être d'un poète si justement renommé. Nous ne les connaissons que par Beaugendre; ils manquent dans les manuscrits où nous les avons cherchés.