LXV. Chris tus de seipso
Ce discours du Christ sur lui-même n'est pas long. Il s'agit encore de quatre vers, qui suivent, dans notre n° 5129, les deux épigrammes sur la Vierge mère. L'auteur n'en est pas non plus indiqué. Ils se lisent aussi dans le n° 3088 (fol. 80) de la Bibliothèque nationale et dans le n° 825 de Douai. C'est là tout ce que nous pouvons en dire.
LXVL Quod bono maie et malo beneproveniat.
Les auteurs de Y Histoire littéraire jugent « fort obscure » l'épigramme donnée sous ce titre par le négligent éditeur. Ils auraient pu dire qu'elle est tout à fait incompréhensible. En voici un meilleur texte, que nous empruntons aux n 08 7596 À (fol. 164) et 14194 (fol. 160) de la Bibliothèque nationale ;
Est aliquando bono bene, ne gravibus superetur; Est maie, quo maculas lavet adversisve probetur. Est aliquando malo bene, quo gravius feriatur; Est maie, quo redeat vel ut hic quoque jam patiatur.
Ainsi corrigés, ces vers ne sont pas d'une très bonne langue; mais on les comprend sans trop de peine. Le titre exact serait : Cur bono, our malo bonum et malum eveniunt. L'épigramme doit avoir été très goûtée, car elle se rencontre fréquemment. . Nous venons d'en désigner plusieurs copies ; il y en a d'autres dans les
d'hILDEBERT DE LAVARD1N 121
n" 3087 (fol. 78), 3544 (fol. 168) et 8484 (fol. 31) de la Bibliothèque nationale. M. Endlicher nous en signale une sixième dans un manuscrit de Vienne (1). Elle se lit encore, à Berne, dans le n° 710 ; à Troyes, dans les n 08 215, 887, 1331. Toutes ces copies sont anonymes. Il est néanmoins probable que la pièce est d'Hildebert l étant ordinairement jointe à d'autres qu'on ne saurait lui contester. Geoffroy, sous-prieur de Sainte-p Barbe, la cite tout entière à la fin d'une de ses lettres (2), sans en nommer l'auteur; mais ce Geoffroy, qui était grand citateur, n'avait pas l'habitude de nommer les poètes auxquels il faisait des emprunts plus ou moins considérables. Or nous n'avons pas de peine à reconnaître que son poète préféré, qu'il devait citer de mémoire, était, après Virgile et Ovide, Hildebert.