‹ Les mélanges poétiques d'Hildebert de LavardinChapitre 90 sur 118 · VIII. De sodomitis · texte numérisé non relu

VIII. De sodomitis

La moralité de Tépigramme suivante contredit heureusement la décision effrontée que nous avons dû signaler dans le premier paragraphe de ce chapitre. On lit au feuillet 326 de Baluze :

Res maie tuta puer, neo te committe quibusdam ; Multa domus muitos fertur habere Jovçs.

(1) Livre XII, épigr. 103. Elle est mômp encore dans l'édition de Panckoucke, t, IV, p. 98.

(2) Hadriani Juoii Animadversa, libr. V, cap, xvu.

(3) Édit. Lemaire, t. III, p. 294.

(4) Revue de philologie, 1. 1, p. 408.

(5) AnlhoL lai. part, I, fasc. n, pref., p. 30.

Non tamen expectes Ganyraedis criraine cœium ;

Hac modo militia nullus ad astra venit.

Consecrat œthereas solis junioribus (1) arces

Lex melior; mânes masculus uxor habet.

f " Cum doleat culpam suspecti Juno mariti,

Mercedem culpee non dolet esse polura.

Cette pièce atteste, avec beaucoup d'autres, de très mauvaises mœurs ; mais elle les condamne. Baluze ne nous apprend pas à quel manuscrit il en a fait l'emprunt. Elle est évidemment moderne et quelques traits ingénieux, quelques bons vers la recommandent. Il est donc permis de croire qu'Hildebert en est l'auteur. Mais c'est une opinion que nous ne pouvons, pour noire part, appuyer d'aucune preuve. Une copie de cette pièce, où manquent deux vers, est dans le n° 14193 (fol. 8) de la Bibliothèque nationale. C'est la seule que nous ayons rencontrée; et elle ne nous apprend rien, car elle est anonyme.

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