X. — PETRICOLA ANACHORETA
INT Al EME
Testa suborbiculari, inœquilaterali, inœquivalvi, costellis radiantibus, sinuosis angularibus, imbricatisque ornata; inter costulas sulcata ; fortiter costulis prominentibus postico margine valde emergentibus ; regulariter concentriceque striala, strigis squamosis super costulas ; latere postico valde hiante , umbonibus fere nullis ; ligamento brevissimo, dente cardinali magna, paulo bifida.
Alli. 0®,014. Lal. 0,011. Diam. -0,008.
Nous avons choisi ce nom d’anachorète comme propre à indiquer une particularité fort remarquable que nous avons eu l’occasion d’observer chez un de ces pétricoles. Un individu paraissant fort vieux, à en juger par sa taille, par le développement de certaines parties de son test ainsi que par son apparence caduque, n’avait pas trouvé suflisante sans doute la séquestration que lui procurait la cellule qu’il s'était creusée dans la méléagrine. Sur tout le limbe de sa valve gauche s’épanthait une épaisse sécrétion qui, en se repliant, embrassait une marge assez large sur la valve droite. Cette sécrétion n’était pas adhérente, eependant elle avait assez pressé la coquille pour conserver l'empreinte de tous les accidents de sa surface, en sorte que l’une et l'autre valve se trouvaient serrées de trop près pour pouvoir s’écarter, et, à bien plus forte raison, s'ouvrir. Leur baillement seul à la partie tronquée demeurait libre et laissait à l’animal un oritice assez large par lequel il communiquait avec l'extérieur. A ce point, le travail de claustration s’arrêtait sur le limbe, pour remonter sur la valve droite
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qu’il contournait en laissant le milieu de la surface de celleci à découvert. La clôture était donc bien complète excepté vers la troncature. En pareil cas la sécrétion, comme nous avons déjà eu l’occasion de le faire remarquer, n’est pas exactement de même nature que celle qui a servi à former la coquille. Néanmoins, dans les parties où il y a soudure sur la valve gauche, cette sécrétion participe jusqu’à un certain point de la nature du test sur lequel il s'applique. On trouve alors qnelqu’analogie de structure dans l’un et l’autre travail. Cette analogie néanmoins ne tarde pas à disparaître, car partout ailleurs, bien que des couches et même des stries laissent apercevoir des degrés différents d’accroissement, le travail ne se présente plus que sous les formes les plus irrégulières, tourmenté, granuleux, il consiste en une enveloppe pâteuse qui s'applique et lute tout le tour des valves. «
L'animal s'était donc doublement renfermé; par quels motifs ? À quelle cause attribuer cette singulière et anormale circonstance ? Peut-être de nouveaux exemples de cette réclusion excessive viendront-ils éclairer la question en fournissant quelques particularités qui pourront servir à expliquer le fait.
Le Petricola anachoreta est une coquille très-inéquilatérale et très-inéquivalve, presqu'orbiculaire, bien que les bords inférieurs fassent une forte saillie en dehors pour retomber ensuite obliquement vers l'extrémité postérieure de la coquille qui est nettement tronquée sur la valve gauche. Les bords postérieurs et inférieurs de cette valve se réfléchissent tout à coup vers le dehors, et, par une sorte de pincement, forment deux angles à peu près placés à la même hauteur. Entre ces deux angles la réflexion devient plus prononcée, et il se produit ainsi une gorge sur toute la largeur de la troncature. Ceci constitue l'entrebaillement des valves. Cet effet n’est que très-peu sensible sur celle de droite. Des côtes rayonnantes, sinueuses, imbriquées, quelque peu anguleuses, sont sépa-