MAD ESS
rées par des sillons proportionnellement très-larges. Ces côtes sont beaucoup plus fortes et plus saillantes vers la partie supérieure, et le bord tronqué se trouve souvent dépassé par leur prolongement au-delà du limbe. Ces prolongements, en forme de tuiles, sont surtout d’une exagération surprenante chez l'individu doublement enfermé dont il a été question. Vers les sommets, les côtes deviennent très-irrégulières dans leurs directions, elles s’entremêlent et il est alors très-difficile de les suivre; cette difficulté s'accroît encore par suite de leur atténuation ; elles disparaissent même parfois complètement sur la partie proéminente des valves. Celles-ci subissent fréquemment en cet endroit une dépression circulaire formant un large sillon qui part du point culminant et qui se trouve protégé du côlé des charnières par un revers saillant. Ce sillon contourne la valve parallèlement au bord inférieur, cette particularité se rencontre de préférence sur celle de droite. Des stries concentriques assez régulières, légèrement onduleuses, sont facilement aperçues dans les sillons qui séparent les côtes, elles deviennent écailleuses en montant sur celles-ci. Les empreintes musculaires sont bien prononcées, et colorées, ainsi que la région environnante, par une teinte brune qui se fond en une nuance rougeâtre, un peu plus vive sur la partie postérieure. La surface extérieure, tout en se ressentant un peu de cette coloration, demeure néanmoins d’un aspect grisâtre. Les sommets sont émoussés ef presque sans traces de crochets. Les dents sont très-prononcées ; la dent cardinale de la valve gauche est plus forte et tant soit peu bifide ; le ligament est extrêmement court.