‹ Les méléagrinicoles, espéces nouvellesChapitre 19 sur 61 · XVII. — MALLEUS OBVOLUTUS · texte numérisé non relu

XVII. — MALLEUS OBVOLUTUS

PI. IV, fig. 6 — 8.

Testla oblonga, irregulari, inœquilaterali, breviter el crassè auriculala, superne oblique truncata, basi irregulariter producla, margine crasso oblique biparlila, cinerea, sublüs fulva ; umbonibus obliquis, compressis, parvulis, peraculis ; facie interna submargartlacea, supernè nigra, inferne nilide-fulva ; cicatricula musculari magna, valde impressa.

Alli. 0,95. Lat. 0®,008. Diam. 0®,0055.

Cette petite espèee de marteau qui ne s’est rencontrée que très rarement dans les nombreuses méléagrines soumises à nos recherches, car nous n’en avons trouvé que trois spécimens, est de forme oblongue, beaucoup moins déprimée que ne le sont ordinairement ses congénères. Elle présente au dehors un renflement subcylindrique et à l’intérieur une capacité inusitée. La coquille se dilate dans le sens de la largeur, l'accroissement ayant lieu vers la partie inférieure. La partie supérieure est tronquée transversalement en ligne droite, et obliquement par rapport à l'axe longitudinal ; cette ligne droite forme le bord cardinal. La coquille est feuilletée très irrégulièrement, ses contours cependant sont d’abord assez réguliers ; mais les dernières feuilles qui se sont superposées deviennent sinueuses, plus tourmentées que les premières, et les bords se contournent en se rapprochant pour se rejoindre presqu'à l'extrémité inférieure, point où la coquille se trouve très rétrécie. La couleur, au dehors, est blanchâtreprès des sommets; cette teinte passe à un gris nuancé qui se transforme en jaune pâle sur les feuilles étendues. A l'intérieur on peut décomposer la coquille en deux parties ; l’une supérieure, de forme subquadrangulaire, limitée en haut par le bord cardinal qui forme avec les bords antérieurs et posté-

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rieurs des angles bien nets; ces bords s’épaississent peu à peu, rentrent au dedans des feuilles externes, se contournent sous deux autres angles arrondis, et se continuent en un rebord saillant presque parallèle au bord cardinal. Au delà de ce rebord les feuilles, en se développant et en se renflant, produisent une sorte de double valve ou d’enveloppe qui semble recouvrir et renfermer la partie circonserite dont nous venons de parler. Cette seconde portion de la coquille s’allonge sur une étendue qui est un peu plus grande que la première. Celle-ci est colorée en brun noir légèrement nacré, tandis que celle qui la suit est de couleur fauve clair avec un grand brillant ; un bourelet épais et saillant qui prend naissance sur le rebord, séparant de haut en bas le malleus en deux parties, divise la seconde suivant une direction à peu près perpendiculaireet va rejoindre,en se recourbant, l’extrémité de la coquille. Les sommets sont médiocres, déprimés, très aigus et obliques. Une oreillette très courte mais fort épaisse termine la partie antérieure du bord cardinal. Elle est à peine sensible sur la valve gauche, mais le sinus qui donne passage au byssus se trouvant presqu’entièrement creusé sur celle de droite, cette oreillette semble y être plus développée. L’empreinte musculaire est très grande; elle se rapproche davantage du côté postérieur que de l'antérieur. La fossette du ligament piriforme est aiguë oblique, grande ; à l'intérieur son bord extrêmement épais prend une forme semi-lunaire qui occupe environ un tiers de la longueur du bord cardinal.

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