‹ Les méléagrinicoles, espéces nouvellesChapitre 45 sur 61 · LVI. — PLEUROTOMA PUSTULOSUM · texte numérisé non relu

LVI. — PLEUROTOMA PUSTULOSUM

PL. V, fig. 14

Tesia imperforata, costis longitudinalibus crebris, lirisque spiralibus validis decussata, pallide fulva, pustulis sanguineis irregulariter notata; anfractibus novenis, primis levibus, lente crescentibus, ultimo dimidiam partem testæ œquante, in canalem brevem desinente ; apice subacuto; sutura costulis crenulata ; apertura elongata, margine dextro acuto; intus valde incrassato, calloso, dentato ; sinistro reflexo ; columella paululum arcuata ; fissura latissima, haud profunda obliqua.

Long. 0,005. Diam. 0,002.

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Cette curieuse espèce de Plewrotome diffère beaucoup de celles du même genre dont il vient d’être question. Elle est plus allongée, plus fusiforme. Nous lui trouvons huit tours de spire, dont les premiers paraissent lisses ; tous sont d’une couleur jaune fauve; ils croissent lentement; le sommet est presqu'obtus. Le dernier d’entre eux est égal à environ la moitié de la longueur totale de la coquille. Des côtes longitudinales assez nombreuses, assez régulièrement espacées et obliquant sur le côté gauche, sont croisées par des cordons transverses qui suivent la spire. Cet assemblage de côtes et de cordons produit aux intersections une série de points culminants assez aigus. Ces points sont séparés les uns des autres par des espaces creux que deux côtes et deux cordons définissent ; le tout forme ainsi un réseau granuleux qui garnit toute la surface de la coquille, si ce n’est les premiers tours et la partie qui avoisine le canal par lequel l'ouverture se termine; en cet endroit, les côtes se sont évanouies, et les cordons s’y trouvant bien atténués, la granulation disparaît. Quelques-uns des points saillants dont il vient d’être question, apparaissent çà et là teintés en rouge foncé ; mais cette coloration est fort irrégulière, les points rouges sont disséminés sans ordre et comme jetés au hasard. C’est ainsi qu'ils produisent l'effet de pustules sanguinolentes. L'ouverture est allongée, étroite, interrompue par un canal court qui se reverse vers la partie supérieure et découpe sur celle-ei un bord bien arrondi. Le bord droit est presque tranchant, il est vigoureusement épaissi, mais c'est seulement au-dedans que l’épaisissement existe. On y trouve une callosité qui s'étend dans le sens longitudinal et qui paraît reproduire une des côtes du dehors; cette callosité est découpée en festons comme si les cordons se reformaient aussi au dedans; quelques dents apparaissent produites par suite de cette disposition. Le bord gauche est très réfléchi sur la columelle, il devient même légèrement calleux sur le rebord; puis il s'épanouit assez largement pour aller rejoindre l’échanerure; celle-ci est très peu profonde, elle s'arrondit d'abord, et se dirige ensuite, suivant une ligne à

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peu près droite mais très oblique, sur l'épanouissement du bord droit; la columelle est légèrement arquée.

LVIT. — PLEuROTOMA NoDosu.

PI. V, fig. 15.

Testa imperforata, fusiformi; costis paucis, longitudinalibus, lirisque validis, nodosis, majoribus, spiraliter decussata; pallide fulva; anfractibus oclonis, primis levibus, lente crescentibus, ultimo dimidium teste œquante in canalem brevissimum desinente; apice obtusiusculo;apertura elongata,angusta, margine dextro acuto, intus leniter incrassalo ; sinistro reflexo; fissura minutissimu, lata circulari.

Long. 0,004. Diam. 0,015.

À première vue, cette espèce paraît ressembler à la précédente, d’abord en raison de sa forme qui est également allongée, puis parce qu'elle est à peu près colorée de la même façon, parce qu'elle est côtelée de n:ême, et que les côtes se trouvent aussi croisées par des cordons, suivant le sens de la spire. Mais elle en diffère sur les quelques points que voici : les côtes qui l’ornent sont beaucoup moins nombreuses que sur l’autre espèce, lés cordons et les côtes, par leur croisement, ne forment point de réseau sur la surface, les sillons qui séparent les cordons sont ici profonds et étroits, les cordons s’amincissent vers le milieu des intervalles qui séparent les côtes, puis ils s’élargissent en se rapprochant de celles-ci, et forment sur elles des nœuds à peu près quadrangulaires. Avec un fort grossissement, on aperçoit des stries longitudinales qui suivent les côtes. Le nombre des. tours de spire est de huit, dont le dernier est presqu’égal à la moitié de la coquille entière, les premiers sont lisses, croissent lentement; le sommet est légèrement obtus. L'ouverture est allongée, très étroite, les deux bords sont séparés par un canal fort court. Le bord droit est mince, sans être épaissi, il n’est cependant pas tranchant; au dedans on trouve un épaississement analogue à celui qui existe sur l'espèce précé-

dente, mais qui est un peu moins prononcé. L'échanerure qui sépare le bord droit de l’avant-dernier tour est très large, à peine profonde, elle rejoint un épanouissement très prononcé du bord gauche, légèrement réfléchi sur la columelle; celle-ci est un peu arquée.

LVILE. — PLEUROTOMA HIRSUTUN.

j PEN RE 06"

Testa imperforaia, elongatula, fusiformi, albido-fulva, costulis acutis, longiludinalibus, nodulosis, lirisque spiralibus, prominentibus, decussata, anfractibus septenis, lente crescentibus, subcarinatis ; privres magis colorati, ultimo 2/3 testæ œquante, in canalem brevem, paulo obliquum, desinente; apice subacuto; sutura crenulala ; apertura elongata, angusta, subquadrata, margine dextro incrassato, denticulato, sinistro fere recto; fissura lala, satisprofunda.

Long. 0,0034. Diam. 0,0016.

La jolie et remarquable espèce de Pleurotome dont il s’agit ici, est moins allongée que celles dont il vient d'être question, elle est néanmoins fusiforme. C’est surtout à l’expansion du dernier tour qu’elle doit son apparence plus ramassée. Elle est de couleur jaunâtre assez pâle, presque blanche, avec quelque peu de brillant et une très légère transparence. Elle est composée de sept tours de spire croissant très lentement. Les premiers sont plus vivement colorés que ceux qui les suivent, et c’est une teinte rosée assez agréable qui les nuance, Le dernier tour est à peu près égal aux deux tiers de la coquille entière. Des côtes longitudinales aiguës et tranchantes, assez distancées les unes des autres, légèrement obliques, font saillie sur la surface de tous les tours, à part les deux ou trois premiers. Des cordons qui sont aussi légèrement tranchants contournent les tours de spire dans le même sens que ceux-ci; ils croisent les côtes, et au point de jonction, côtes et cordons s’enflent et donnent lieu à des protulérances très saillantes, qui sont terminées par des

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pointes fort souvent crochues. La coquille paraît ainsi hérissée d’aspérités accuminées. Sur le dernier tour, les côtes s’effacent aux environs du bord gauche de l'ouverture, les cordons demeurent seuls bien prononcés et tranchants. L'ouverture est allongée, étroite, presque quadragonale, les deux bords se rejoignent en contournant un canal assez large, un peu oblique et légèrement renversé en arrière. Le bord droit est épaissi, il est bordé de dents formées par les sillons qui au dehors séparent les cordons transverses, et qui : se reproduisent en relief à l’intérieur. Le bord gauche est long, presque droit, avec un petit épanouissement sur la columelle. L’échancrure est assez profonde, assez large, elle s'arrondit au fond et revient suivant une ligne à peu près droite, rejoindre l'épanouissement du bord gauche ; elle se trouve comme abritée par l’exubérance des saillies aiguës qui s'élèvent énormément sur le dernier tour et la dernière côte.

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