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Nous avons déjà dit ce que sont devenus chez les modernes le strophicus et le quilisma.
Le cephalicus et Xepiphonus , qui sont la plique de la notation carrée, ont été diversement reproduits dans les derniers manuscrits, par conséquent aussi dans les premiers imprimés: on les a traduits tantôt par une note à double queue JJ fl, tantôt par
Traduction delà plique.
lies méloùtes grégoriennes
une caudée ordinaire ^ J, tantôt par une simple carrée ■. On est arrivé de la sorte à oublier que ces figures expriment toujours deux notes, et que, sans s’en apercevoir, on altérait les mélodies. Cette inintelligence et cet oubli expliquent plusieurs des fautes et des anomalies, dont actuellement fourmillent les éditions de plain-chant.
Ce que nous venons de dire ne s’applique pas uniquement à la notation latine; c’est pourquoi, avant d’examiner les autres figures, il est bon d’avoir tout de suite sous les yeux le tableau général des transformations des signes d’ornement dans l’écriture gothique.
Notation Latine.
Signes d'ornement.
SIÈCLES
STROPHI-
CUS
EPIPHO¬
NUS
CEPHA¬
LICUS.
ANCUS
QUILI-
SMA.
PRESSUS
VIIIe
et
IXe
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XIe
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XIIe
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XIVe
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XVe
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N otes modernes.
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L ancus, qui est au cephalicus ce que le clin meus est à la clivis , et ce qu’est X epiphonus prœp unciis au scandicus , n’a pas
Images întierses des neumes.
toujours été mieux compris que ses congénères. La seconde forme de 1 'ancus présente avec celle de la clivis suivie de Y apostropha ou de Yoriscus , une similitude qui a parfois induit en erreur les copistes; il n’est pas rare en effet de rencontrer dans les manuscrits la clivis strophica 'b mise pour Y ancus A?. Cette confusion de formules a été quelquefois aussi le résultat d’une simple négligence : dans la notation du quatorzième siècle surtout, la dernière partie de Y ancus, semblable au cephalicus , s’est trouvée facilement séparée de la première qui ressemble à la clivis ; il est alors arrivé que des trois sons qui composent Y ancus, le second s’est trouvé redoublé comme dans le pressus. On a donc eu :
et même ou encore au lieu de qui équivaut à cette formule ^
Tradv- Cl ions fautives de IPwcus.
La notation à points superposés, à laquelle il est temps d’arriver, a subi les mêmes phases que l’autre, en demeurant toutefois plus fidèle aux formes primitives; les différences graphiques n’ont guère ici consister que dans le plus ou moins de grosseur donné aux notes, et dans l’usage de la portée. Celle-ci, comme nous l’avons remarqué, s’est trouvée équivalemment et de trèsbonne heure employée dans ce système; car la superposition des points à des hauteurs relatives, rendues exaéfes par les lignes préalablement tracées à la pointe sèche sur le parchemin, pour régler à la fois l’écriture du texte et celle des notes, constituait la portée musicale, avant que celle-ci fût inventée.
Nous donnons ci-après les modifications progressives que ce genre de notes a reçues, à l’instar de.ee qui s’est opéré graphiquement dans la notation guidonienne. Nous suivons le même ordre et la même disposition que plus haut, et nous donnons aux formules le même nom.
On sait déjà pourquoi la clivis , le torculus, le porreélus ont une double forme.
Le porreclus de la seconde espèce pourrait se confondre avec le quilisma , mais on remarquera que celui-ci a la partie inferieure plus prolongée. Cette similitude de forme semble indiquer qu’il doit y avoir aussi une ressemblance d’exécution; et nous verrons plus loin qu’en effet cette ressemblance existe.
Phases des neumes à points superposCs.
Ressemblance du quilisma avec le porreétus.
Jlts mélodie# grégoriennes.
Notation a points superposés.
Neumes ordinaires.
SIÈCLES