PES
SUBPUNCTIS.
CLIMACUS
RESUPINUS.
VIIH
et
IXe
Xe
et
XIe
XIIe
et
XIIIe
XIVe
et
XVe
Vf\ *4
Notes
modernes.
nî A
Nous avons ici, comme dans la notation latine, un double podatus : l’un plus appuyé, l’autre plus coulant. Dans l’écriture gothique, la seconde forme du podatus sert quelquefois à traduire X epiphonus . On trouve aussi, dans les manuscrits allemands, une sorte de podatus , dont la courbe initiale est redoublée J . C’est le pes quassus. L’usage qui en est fait, et la valeur qu’on doit lui attribuer, varient selon les manuscrits : dans quelques-uns, le pes quassus équivaut, pour l’exécution, au salicus ; dans d’autres, au quilisma\ mais plus ordinairement, au simple podatus de la première espèce. Dans certaines compositions musicales du moyen âge, d’une faéture particulière et d’une exécution plus nuancée et plus expressive que ne le comporte le chant grégorien, 1 epes quassus apparaît plus fréquent et
Pes quassus.
Disjonction des éléments de la formule.
Notai ion italienne.
Le même signe peut avoir plusieurs sens.
ües méloùtes: grégoriennes.
demande un appui de la voix plus fort et plus vibré, en rapport avec le genre de ces mélodies.
On voit à la dernière ligne des deux tableaux qui précèdent, comment les traits constitutifs des formules se sont disjoints, de manière à rendre la leélure du chant très-difficile. Cette altération est analogue à la manière dont certains livres sont datés. En lettres gothiques, l’année 1500, par exemple, s’écrivait ainsi : *D X); mais il n’est pas rare de voir les éléments des lettres Oi et X) séparés de cette façon : C I 3 13- Pour lire une date ainsi écrite, il faut rejoindre par la pensée ce qui a été disjoint : il en est de même des notes gothiques de la dernière période.
Un certain nombre de manuscrits, particulièrement en Italie, présentent des figures de notes un peu différentes de celles que nous avons décrites, mais où l’on reconnaît cependant toujours les formules en usage partout. Ainsi dans ces manuscrits, comme on voit ci-après, la clivis est formée par la jonéùion de deux traits; le premier horizontal, le second vertical; elle ressemble à la deuxième clivis gothique. Souvent aussi les traits servent simplement à relier les notes de chaque groupe, comme on le voit, par exemple, dans le scandicus.
VIRGA. PODATUS. CLIVIS. TORCULUS. SCANDICUS.
I J jl
Pour ne pas s’exposer à faire fausse route dans la leéfure des manuscrits, il est d’une extrême importance de bien voir d’abord à quel système d’écriture ils appartiennent. Il faut aussi se rendre exactement compte des particularités que chacun d’eux peut offrir. Nous l'avons déjà dit : il y a plusieurs manières équivalentes pour le fond, mais différentes dans la forme, d’exprimer aux yeux un même effet mélodique. D’un autre côté, un signe absolument semblable extérieurement, peut avoir tel sens dans un manuscrit, et un sens totalement différent dans un autre. C’est ainsi, pour ne pas sortir du terrain où nous sommes, que le caraélère d’écriture H qui, dans le latin, figure une consonne aspirée, est en grec une voyelle longue appelée êta. C’est le même signe, mais ce n’est pas la
Phases ùtberses ùefi neumes.
même lettre. Il en est parfois ainsi dans les neumes : on ne doit pas s’en tenir uniquement à l’aspeél qu’ils peuvent présenter.
Nous allons voir maintenant dans les signes d’ornement, appartenant soit à l’écriture latine soit à la notation gothique, des modifications graphiques analogues à celles que nous avons précédemment constatées dans les neumes ordinaires.
Notation Latine.
Signes d’ornement.
SIÈCLES
STROPHICUS.
EPIPHO-
NUS
CEPHALI¬
CUS
ANCUS
QUILIS¬