PILLOT
ous un crâne chauve une cervelle en ébuUition, sous l'aspect d'un vieillard
'^ ^^^ qui semble près d'expirer à chaque
souffle Fàme d'un révolutionnaire affolé de vio-
lences, ivre de sang. Elevé au séminaire, ayant même reçu les ordres, il jeta la soutane aux orties et professa l'athéisme. Qu'on observe que cette classe de gens élevés dans les séminaires et qui en sortent avec des idées tout opposées à celles qu'on leur a enseignées^ en garde toute la fourberie du jésuite et toute la cruauté vindicative du renégat.
Pillot avait cinquante-deux ans, depuis longtemps son apostolat athéiste était commencé. En 1848, il avait réuni 4,000 adhérents. Il pérora dans les clubs du siège, se mêla au mouvement du 31 octobre, fut pris et acquitté après quatre mois de prison préventive. Il échoua aux élections du 26 mars et fut nommé à la majorité relative par 1,748 électeurs du i" arrondissement, le 16 avril.
Il parla peu à la Commune, ne lit partie d'aucune délégation ni commission et vota toujours avec la sanguinaire majorité qui se recruta parmi des visionnaires comme lui, des scélérats comme Ledroit, et des drôles comme il en foisonnait.
Il s'occupa de son arrondissement et fit alors de burlesques affiches dignes de prendre place à côté de celles de Lacord.
On ne sait ce qu'il est devenu.
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